Actu du moisjanvier

La pratique des approximations, abréviations et homophones dans le langage SMS des adolescents donne à penser aux adultes – essentiellement parents et enseignants – qu’elle est responsable de leur mauvaise orthographe.

Une étude réalisée par le Centre de Recherches sur la Cognition et l’Apprentissage (CeRCA), de l’Université de Poitiers, sur un panel de jeunes de 12 ans, apporte un éclairage différent. En effet, il s’avère que « c’est le niveau en orthographe traditionnelle qui détermine la forme des SMS envoyés, et non pas les SMS qui influencent négativement l’orthographe traditionnelle. » Et, même, ce sont les bons élèves en orthographe qui utilisent le plus de « textismes » (terme regroupant toutes les autres formes possibles pour écrire un mot). Étonnant et à la fois logique quand on y pense : plus on maîtrise un domaine, plus on peut se permettre de s’en éloigner.

On découvre également que l’écrit traditionnel et le langage SMS se positionnent sur deux registres distincts. Ainsi, ils sont indépendants l’un de l’autre et s’acquièrent en parallèle. Car, oui, écrire des SMS fait appel à des règles communes, que les ados apprennent au fil de leurs messages. Il s’agit d’un apprentissage !

Cette étude se veut donc rassurante, les chercheurs ajoutant qu’écrire des SMS est une nouvelle occasion de pratiquer l’écrit, hors du cadre scolaire.